et pourquoi?

Est-ce qu’on pourrait vivre si les abeilles n’existaient plus  ?

Tu sais Zélie, un monde sans ces petites bêtes jaunes et noires serait très difficile. D’abord parce qu’on n’aurait pas de miel à étaler sur nos tartines du petit déjeuner mais surtout parce qu’on n’aurait plus grand chose à manger. En effet, un tiers de ce que l’on met dans notre assiette dépend de la pollinisation des abeilles. C’est quoi la pollinisation ? C’est un service gratuit rendu par les abeilles, les bourdons, les papillons… Une sorte d’histoire d’amour entre les animaux et les végétaux. 

Tout commence par un crush

C’est quoi encore ce roman à l’eau de rose ? On t’explique Zélie. Les insectes ont besoin des plantes pour se nourrir. Les abeilles et les bourdons par exemple raffolent du nectar sucré qu’elles trouvent dans le cœur des fleurs. C’est pour ça que tu en vois plein l’été dans les champs et les jardins publics. De leur côté, les fleurs ont besoin d’un coup de pouce pour se reproduire. Il faut que quelqu’un les aide à faire se rencontrer leurs graines mâles (le pollen) et leurs graines femelles (les ovules). Tout ça pour qu’il y ait fécondation et que la fleur se transforme en fruit.

Et qui sont ces personnes si généreuses qui leur donnent un coup de main ? Les abeilles pardi ! Quand elles butinent pour se nourrir, elles se mettent sans faire exprès du pollen partout. Et quand elles changent de fleur, elles font tomber le pollen récolté sur le pistil tout collant (l’organe femelle de la fleur) qui abrite l’ovule. Et là, bingo ! Il y a fécondation : pollen + ovule = petite graine qui va devenir une plante qui un jour donnera des fleurs qui accueilleront des abeilles… Et les fruits dans tout ça ? Ils sont issus de la transformation du pistil une fois que l’ovule est fécondée, une espèce d’opération magique dont la nature a le secret.

Sauveteuses d’assiettes

D’accord, le vent peut aussi se charger d’apporter le pollen d’une fleur à l’autre mais les abeilles sont largement plus efficaces. Elles peuvent butiner 250 fleurs par heure, t’imagines la cadence ? Du coup, si elles n’étaient pas là, adieu les tomates, les cerises, les courges, le café, les épices, les pommes… L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO) estime que 71% des cultures les plus fréquentes dans le monde sont pollinisées par les abeilles. Il est donc urgent de les protéger. Et tu sais ce qu’il faut faire Zélie ? Manger bio ou des produits sans traitements chimiques, comme ça les abeilles arrêtent de s’empoisonner et nous aussi ! On s’y met ?

Textes de Hélène Binet, illustrations de Mathilde Leroy

la cuisine, les enfants et moi

Notre grain de sel pour que les enfants mangent moins de sucre.

Au secours, le sucre est partout et rend accros nos marmots ! Comment les aider à se passer de la poudre blanche sans renoncer aux desserts et friandises ? Laura Annaert nous explique

Au tout début du commencement

Savez-vous pourquoi les bébés ont la dent sucrée dès la naissance ? Parce qu’avant même d’avoir vu pointer leur première incisive, ils se sont délectés de liquide amniotique qui peut être épicé et avoir le goût de chou selon ce que mange la mère pendant sa grossesse mais est surtout légèrement sucré. C’est pour cette raison que tous les bébés du monde éprouvent le même plaisir quand on leur fait goûter un liquide sucré. Les spécialistes parlent de  “réflexe gusto-facial” stéréotypé. En gros, la douceur déclenche un certain apaisement et provoque parfois un petit sourire de contentement. Bref, le sucre a un effet calmant chez le nourrisson. C’est sans aucun doute sa saveur préférée. 

Mieux vaut plus tard que toujours

Si le sucre est une saveur innée, il n’est pas impossible de travailler sur l’acquis. Et c’est là que vous avez un rôle à jouer. Votre mission si vous l’acceptez ? Décaler le plus tard possible l’introduction d’aliments avec du sucre ajouté (ça vaut aussi pour le sel) dans l’alimentation de bébé. Si vous tenez jusqu’à un an c’est l’idéal. L’absence des ces exhausteurs de goût permettra d’éduquer au mieux le palais de votre bambin sans pour autant renoncer au plaisir. Testez la compote de pommes maison sans sucre ajouté, la banane écrasée, le yaourt mixé aux fruits secs… Tout ça est délicieux et garanti sans sucres ajoutés.

Amis du petit déjeuner

Avant que votre enfant ne soit sociabilisé, il est relativement facile de tenir à distance le sucre. La chasse devient plus ardue quand vous commencez à perdre la main sur l’assiette de votre progéniture (parce que la cantine et tout ça). Pas de panique ! Vous pouvez vous rattraper sur le goûter et le petit déjeuner. Ne succombez pas aux compotes archi sucrées (question emballage, c’est aussi l’angoisse), ni aux yaourts aromatisées. Préférez les fruits aux jus de fruit. Vous permettrez à votre enfant de développer sa mastication, d’avoir accès à des fibres et des vitamines plus intactes et de recevoir une dose de sucre moins importante (on met souvent plusieurs oranges dans un jus alors que quatre quartiers à croquer peuvent être suffisants). Pour varier les plaisirs, proposez aussi des sucres complexes comme le pain aux céréales, le granola, les corn flakes bio et nature… Une idée pour le goûter de demain ? Une belle tranche de pain beurré, trois dattes et une tisane au miel et à la fleur d’oranger. Enfin, fuyez les céréales industrielles qui contiennent jusqu’à 30% de sucres. Rappelez-vous qu’il n’est jamais trop tard, n’importe qui, à n’importe quel âge peut se sevrer du trop sucré.

Cache-cache sucré

Le sucre serait-il notre ennemi pour la vie ? Que nenni ! Il faut juste veiller à ne pas en manger partout et tout le temps. L’idée est de rompre le continuum sucré. L’exercice est particulièrement complexe si l’on se nourrit de plats industriels car il se cache partout : dans le pain, le ketchup, les sauces toute prêtes, la charcuterie… En fait, le sucre, c’est comme le tonton d’Amérique, on l’aime à petite dose et on le cantonne à un ou deux desserts gourmands ou sodas par semaine. Pour cela, on se remet en cuisine, on remplace les bonbons par des fruits secs, le sucre blanc par du sucre de canne complet, du miel, du sirop d’agave ou du sucre de coco qui évitent aux taux de glycémie de faire le yoyo. Comme pour le reste, on préfère quand tout ce petit monde est le plus naturel et le plus biologique possible. Logique, non ?

Les 3 tips au top

1

Chassez de votre cuisine le sucre blanc raffiné et invitez tout ce qui peut naturellement le remplacer comme le miel ou les fruits secs. Vos placards deviendront des trésors de nouvelles saveurs sucrées.

2

Adoptez le picking-sushi-fruit. Présentez sur la table les fruits épluchés et coupés et laissez les enfants se servir avec la main. Succès jamais démenti !

3

Oubliez les goûters industriels et mettez-vous aux cakes maison, renouez avec le pain complet de votre boulanger, inventez, surprenez. Faites de votre maison la championne du goûter. Alors, vous nous inviterez ?

La recette pas bete

Cookies pour un goûter complet

Pour une quinzaine de cookies  • Temps de préparation : 25 min • Temps de cuisson : 15 à 20 min 
100 g de farine de blé type 55 – 30 g de graines de sésame – 70 g de flocons d’avoine – 1 sachet de levure chimique – 3 pincées de sel (pour faire ressortir le goût des ingrédients) – 120 g de beurre mou (à sortir 1 heure avant) – 125 g de sucre muscovado (sucre de canne complet fait à partir de la sève de la canne à sucre) – 1 œuf – 5 c. à soupe de lait – environ 50 g de fruits secs : 6 dattes bien molles et nature ou 5 pruneaux ou 3 c. à soupe de canneberge ou de gros raisins noirs secs réhydratés.

  • Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Recouvrez la grille ou la plaque du four de papier de cuisson. Dans un saladier, mélangez la farine de blé, le sésame, les flocons d’avoine, la levure et le sel.
  • Dans un deuxième saladier, mélangez le beurre mou, le sucre muscovado. Fouettez jusqu’à ce que le mélange devienne blanc. Ajoutez l’œuf entier et le lait.
  • Versez la première préparation à la deuxième en mélangeant à la spatule. Pour finir, coupez les fruits secs en petits morceaux (dénoyautés pour ne pas vous casser les dents) et ajoutez-les dans la pâte.
  • Prélevez des petits tas de pâte à la cuillère et disposez-les bien espacés sur la plaque. Aplatissez-les avec le dos de la cuillère. Déposez la plaque dans le bas du four baissé à 160 °C (th. 5) pour 15 minutes de cuisson. Les cookies doivent être croustillants à l’extérieur et mœlleux à l’intérieur.

Astuce

Vous pouvez ajouter des pépites ou même de beaux morceaux de chocolat ? Mais attention, si vous prenez du chocolat au lait, retirez 25 grammes de sucre à la préparation de la pâte.


assiette

Vous vous posez des questions sur l’alimentation de vos enfants ? Nous vous apportons des réponses, simples, décomplexées, accessibles. Tous les mois, Laura Annaert, mamanchef enfile son tablier de cheffe Doltoque et s’installe dans votre cuisine. En deux coups de cuillère à pot, elle vous donne ses conseils et recettes pour que remplir les assiettes ne soit plus une prise de tête. Pour poser vos questions, c’est par ici : lescahiers@miyam.fr

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