et pourquoi?

Est-ce qu’une poule peut pondre des œufs s’il n’y a pas de coq  ?


C’est une question qu’on se pose souvent quand on est petit. Est-ce que les poules ont besoin des coqs pour fabriquer leurs œufs ? Autrement dit, est-ce qu’il y a dans chaque œuf un poussin en devenir ? La réponse est non et tu sais pourquoi Simon ? Parce que l’œuf est juste un ovule, c’est-à-dire l’une des milliers petites graines que la poule fabrique toute seule comme une grande. En revanche, pour qu’une poule ponde un œuf avec un poussin dedans, là on a besoin de monsieur Coq.

Allez Simon, on t’explique comment les poules font des bébés. En fait ça se passe comme chez la plupart des animaux que tu connais. Il faut qu’un spermatozoïde (la graine du coq) rencontre un ovule (la graine de la poule). Généralement les ébats se passent vite fait dans le poulailler ou dans la basse cour. Quand le spermatozoïde du coq réussit à se frayer un chemin jusqu’à l’ovule de la poule, on dit alors qu’il y a fécondation. Et c’est parti pour la grande histoire de la vie. En mathématiques on pourrait écrire : ovule + spermatozoïde = poussin, tu nous suis Simon ?  Évidemment si le coq préfère jouer aux jeux vidéos plutôt que de s’occuper de sa poulette, l’ovule est éjecté du ventre de la poule. Et sur le chemin de la sortie, il va se transformer en œuf.

Un œuf par jour

Et comment l’ovule se transforme en œuf ? Reprenons, Simon. Au départ, dans le ventre de la poule, l’ovule, c’est juste le jaune de l’œuf. La poule en a plein en réserve dans ses ovaires (un ovaire est un réservoir à ovules, pour te donner une idée, ça ressemble un peu à une grappe de raisin). Chaque jour, un jaune tombe dans un long tuyau tout tordu du ventre de la poule. La transformation commence. En trois heures, le blanc transparent vient entourer le jaune.

Ça commence à ressembler à quelque chose. Le presque-œuf continue son petit bonhomme de chemin pendant une petite heure et s’arrête juste avant la sortie dans l’utérus de la poule (la poche à bébé). Là, pendant 18 heures, la poule fabrique toute seule ce qui est le plus compliqué : la coquille ! L’œuf tourne sur lui-même, se couvre de poudre de calcium… C’est long, très long pour réussir à réaliser ce petit bijou à la coque. Au petit matin, l’œuf est prêt à sortir au grand jour. La poule se pose dans la paille, et hop elle pond un œuf ! Pendant ce temps-là, un autre ovule a déjà commencé sa course et tombe dans le tuyau tout tordu du ventre de la poule et tout recommence… De son côté, le coq essaie d’atteindre le niveau 8 d’Angry Birds.

Textes de Hélène Binet, illustrations de Mathilde Leroy

la cuisine, les enfants et moi

Je vois rouge : mon enfant ne veut plus manger de légumes verts !

C’est un grand classique ! Après avoir mangé de tout sur leur chaise haute, nos enfants se mettent un jour à bouder les légumes, surtout quand ils sont verts. Comment leur redonner le goût de l’épinard, du brocoli et des courgettes ? Laura Annaert nous explique

Nouveauté = danger ?

L’enfant connaît plusieurs phases dans son développement qui se manifestent aussi dans son rapport à l’alimentation. Vers l’âge de 2 à 3 ans, il devient très souvent néophobe, c’est-à-dire qu’il rejette la nouveauté et des aliments jusque-là appréciés. C’est pour cela qu’il peut regarder en boucle le même film, qu’il demande tous les soirs à ce qu’on lui lise la même histoire… Dans l’assiette, c’est pareil, tout ce qui ne lui est pas familier est suspect à ses yeux. En fait, l’enfant réaffirme ses instincts primaires : en refusant quelque chose qu’il ne connaît pas, il évite de se mettre en danger. À cet âge-là, pour se rassurer, il a tendance à préférer le mou, le liquide, le sucré. Tout ce qui fait écho au lait maternel en quelque sorte.

Je mange donc j’existe

Malheureusement, la néophobie n’explique pas tout. Certains enfants ont adoré les épinards à la crèche et les détestent une fois qu’ils sont à l’école maternelle alors que vous leur servez exactement les mêmes ! Prenez ce refus comme un signe de bonne santé. Plus l’enfant grandit, plus ils se positionne personnellement mais aussi socialement. Tout le monde se rappelle des épisodes de lynchage de plats à la cantine. Les enfants agissent par mimétisme et conformisme pour faire partie de la bande. Si Pedro n’aime pas les épinards, tout d’un coup votre enfant non plus.

Règle de 5

Vous voilà rassuré.e, votre enfant est normal. Très bien mais on fait quoi ? Parce que les légumes verts ont quand même plein d’avantages. Ils sont très peu caloriques, riches en vitamines, en minéraux, en fibres, ont un taux d’humidité important (ils hydratent donc). En augmentant le volume alimentaire dans l’intestin, ils embarquent tout sur leur passage. Ce sont de vrais aliments nettoyants et drainants. Pour toutes ces raisons, on ne lâche pas le morceau et on applique la règle de 5, celle qui consiste à présenter un aliment sous 5 formes différentes pour le faire aimer au moins d’une façon. Et chaque fois, pas d’histoire ! Tout le monde goûte.

Imagination

Restons sur les épinards et trouvons cinq façons de les accommoder et de jouer avec. D’abord, remettons ce que l’enfant aime : du gras, du fromage, du mou savoureux, du lard, des céréales. Et c’est parti pour des muffins aux légumes ! Testons ensuite les mélanges, comme la purée de pommes de terre/épinards/jus de saucisses. Poursuivons avec une cuisson hyper rapide au beurre, rendons-les braisés, déconstruisons les souvenirs de la cantine où les feuilles baignent dans une eau verdâtre. Pour la 4e chance, changeons les règles du jeu : ce soir on peut manger avec les doigts ou avec des baguettes. Dernier passage, c’est l’enfant qui choisit la recette, qui vous accompagne pour faire les courses et qui cuisine avec vous. Chaque fois, ne forcez pas la dose. Commencez par de petites rations : small is beautiful (et puis vous en aurez plus pour vous).

Les 3 tips au top

1

Représentez régulièrement les légumes sous des formes différentes : crus, cuits, en purée, frits, sucré/salé…  Mettez en œuvre votre créativité culinaire.

2

Créez de la proximité avec l’objet du délit. Emmenez votre enfant chez le producteur, faites-le jardiner dans le potager de Papi, testez l’expérience de la repousse de poireau (le tuto est par ici). Et puis surtout n’en faites pas un tabou. Parlez-en, mangez avec votre enfant et montrez lui l’exemple.

3

Vous avez tout essayé et c’est sans succès ? Ne désespérez pas, passez aux légumes rouges, la mode du vert reviendra.

La recette pas bete

Omelette aux blettes et croûtons de pain 

Pour 4 personnes • Temps de préparation : 20 min • Temps de cuisson : 25 min
 2 branches de blette – 1 petit oignon – 1 gousse d’ail – 6 œufs extra frais – 1 cuillerée à soupe de beurre – un peu de lait – 3 tranches de pain rassis- 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive – sel, poivre.

  • Lavez les blettes et séparez les côtes blanches du vert des feuilles. Gardez le vert, les côtes attendront la semaine du blanc.
  • Séchez bien les feuilles et coupez-les en fines lamelles. Épluchez l’oignon en retenant vos larmes et hachez-le menu.
  • Faites-le suer quelques minutes dans une grande poêle sur feu vif, avec le beurre et une cuillerée à soupe d’huile d’olive. Ajoutez-y les feuilles de blettes. Cuisez-les en les retournant régulièrement jusqu’à ce qu’elles aient fondues.
  • Écrasez la gousse d’ail sous le plat de la lame d’un couteau et épluchez-la. Frottez le pain avec l’ail et coupez-le en petits morceaux.
  • Retirez les blettes de la poêle et faites griller les croûtons dans le reste d’huile d’olive.
  • Dans un bol, battez les œufs froidement avec un trait de lait. Salez et poivrez.
  • Dans la poêle, mélangez la fondue de blettes avec les croûtons et versez les œufs battus. Laissez cuire à feu doux quelques minutes en mélangeant à la spatule. Pliez l’omelette en deux et glissez-la sur un plat.

Vous pouvez bien sûr remplacer les blettes par des épinards !

assiette

Vous vous posez des questions sur l’alimentation de vos enfants ? Nous vous apportons des réponses, simples, décomplexées, accessibles. Tous les mois, Laura Annaert, mamanchef enfile son tablier de cheffe Doltoque et s’installe dans votre cuisine. En deux coups de cuillère à pot, elle vous donne ses conseils et recettes pour que remplir les assiettes ne soit plus une prise de tête. Pour poser vos questions, c’est par ici : lescahiers@miyam.fr

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